Archives de l'auteur : la narratrice paucisciente

Verjus

  Passer du raisin vert à la centrifugeuse, recueillir le jus.   … rien de plus simple à faire.   La conservation, elle, pose plus de problèmes. Même au frais, le verjus s’oxyde vite et perd sa saveur au bout de quelques jours. Or la période du raisin vert est fugace. Il semble qu’une pasteurisation […]

feuillet 11

Où l’on se gardera de croire que les chagrins des petits sont de petits chagrins…

Ecrevisses à la nage aux senteurs du ruisseau

Vous aurez peut-être trouvé des pattes blanches des torrents, plus petites, moins frimeuses, mais délicieuses. Les pattes rouges d’Europe sont bonnes aussi, mais évitez les écrevisses de Louisiane, insipides. Vous prenez une casserole ou une marmite assez grande pour que toutes vos écrevisses puissent y nager, vous y faite chauffer de l’eau ou, si vous […]

feuillet 7

Où, d’un sourire, Olga Polka adopte Élie et continue ses apprentissages. Où le chat réclamé par un lecteur n’a pas trouvé moyen de se faufiler.

Olga Polka est très gourmande…

Olga Polka est très gourmande, mais d’une gourmandise sans afféterie, sans fioriture, portée par cette faim qui va toujours à l’essentiel. Sa faim est toujours faim de quelque chose, même si ce quelque chose ne se laisse pas toujours enfermer dans un aliment précis. Je ne dis pas qu’elle n’est pas prête, de temps en […]

feuillet 6

Où le nourrisson repu entend pour la première fois la phrase initiatique qui bercera son enfance.

Les preires

On les appelle aussi les ravioles dans le Champsaur, mais rien à voir avec les ravioles du Royans : ces preires ou prêtres, ou encore « moines » (dans les Baronnies) sont de la lignée des gnocchi, ou des halušky slovaques, des quenelles lyonnaises ou bressanes, des Knödel, knedlík, Kniddel, knedele qui se baladent de l’Autriche à […]

feuillet 5

Où l’on s’étonne de ce prénom, « Olga Polka », mais sans en apprendre plus pour le moment. Où le sort de l’enfant est scellé par une chèvre et deux femmes qui dansent dans la nuit.   Que se sont-elles dit cette nuit-là, à voix basse, à côté du couffin où dormait le nourrisson ? Est-ce qu’elles ont […]

feuillet 4

Où l’on croise brièvement celui qui deviendra le père posthume d’Olga Polka. Où l’on se souvient que les guerres continuent de tuer longtemps après qu’on a signé la paix.

feuillet 3

Où le biographe amateur tente de répondre à quelques interrogations des lecteurs et d’endiguer la pluralité foisonnante des mères.